L'archéen est une période qui comme durant tout le précambrien, à laissée peu de traces, pour le simple fait, que la sédimentation y est quasiment inexistant, donc, probabilité réduite d'y trouver des fossiles.

Quand aux formes de vies, elles se restreignent à des micro-organismes (bactéries et algues bleues et/ou vertes) durant des milliards d'années la prochaine évolution se fera durant la fin du Protérozoïque et le début du Cambrien, dans ce que l'on appelé " l'explosion du Cambrien ".

Détails ci-dessous de cette période :

 

L'ère précambrienne, ou Précambrien, ère géologique qui s'étend d'environ -4 550 millions d'années (Ma) à -570 Ma, couvre pratiquement les neuf dixièmes du temps écoulé depuis la formation de la Terre; son histoire est peu connue, car les traces d'organismes vivants y sont rares. Cette ère a pourtant été marquée par des événements qui constituent des étapes essentielles dans le développement de la vie sur notre planète : l'apparition, vers 3 800 Ma, des premières bactéries anaérobies, puis celle des bactéries photosynthétiques vers 3 000 Ma. Les premières cellules eucaryotes (possédant un noyau) datent d'environ 1 500 Ma.

L'ère précambrienne se divise en quatre grandes phases.


La première phase

C'est au cours de la première phase que s'est formée la croûte primitive elle devait n'avoir au début que quelques centaines de mètres d'épaisseur à l'image de la formation solide que l'on peut observer sur une coulée de lave; sa composition chimique devait être proche de celle des météorites pierreuses (aérolithes). La température de cette croûte, entretenue au début par l'échauffement dû au tassement gravitationnel de la masse terrestre et par la chaleur générée par les désintégrations radioactives, était très élevée. De cette masse en partie fondue s'échappaient des gaz dont les plus légers (hydrogène, hélium) s'élevaient dans l'espace. La vapeur d'eau devait former des nuages dans une atmosphère par ailleurs essentiellement constituée de gaz carbonique et maintenue autour du globe par la gravité terrestre.


La chaleur a ensuite diminué, de sorte que la température de la partie extérieure de la croûte est devenue, environ 250 millions d'années après sa formation, inférieure à 100 °C. À partir de ce moment, l'eau pouvait s'accumuler en surface sous sa forme liquide pour former les premières mers. Ainsi, ce n'est qu'à la fin de cette première période que le cycle de l'eau a commencé.


La deuxième phase

Au cours de la deuxième phase, l'épaississement de la croûte se poursuit, du fait du refroidissement continuel du système, mais aussi grâce à l'incorporation et à la solidification de matériel magmatique léger, tel que le magma granitique, né de la différenciation à partir du magma primordial. La croûte terrestre atteint pratiquement le quart de son épaisseur actuelle. À la surface de la croûte terrestre, des masses de ce magma solidifié constituent des reliefs émergés: ce sont les premiers éléments de la croûte continentale. Les cours d'eau installés sur les premiers reliefs emportent vers les mers des éléments en solution et des produits de l'érosion, provoquant l'apparition des premiers sédiments. Les premières roches sédimentaires connues, découvertes au Groenland, datent de 3,8 milliards d'années.


La troisième phase

Au cours de la troisième phase, l'oxygène commença à jouer un rôle primordial. Une faible partie de ce gaz se dégageait de l'intérieur de la Terre lors des manifestations volcaniques, mais il provenait pour l'essentiel de la photosynthèse réalisée par des algues marines. Ces dernières utilisaient le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère et dissous en partie dans les eaux.


Les premières traces de chlorophylle, attestant cette activité photosynthétique, remontent à 2,7 milliards d'années, mais les plus anciennes traces cellulaires connues, probablement antérieures à l'apparition de la photosynthèse, remontent à environ 3 milliards d'années. Une grande partie de l'oxygène était au début consommée par la formation d'oxydes, essentiellement aux dépens du fer présent dans les sédiments. Ce phénomène est à l'origine des énormes masses de minerais caractéristiques de cette période (minerais de fer rubanés). La baisse de la teneur en dioxyde de carbone dans les eaux permit rapidement le développement de la sédimentation des roches calcaires, dont le dépôt était provoqué par le métabolisme d'algues bleues et vertes (cyanophycées, cyanobactéries); ce sont les stromatolithes.


Ce n'est que vers la fin du précambrien qu'apparaissent les premiers métazoaires, avec notamment des cœlentérés et des annélides découverts à Ediacara, en Australie, qui annoncent la diversification des faunes au paléozoïque.


La quatrième phase

L'épaississement de la croûte, l'élévation des montagnes et les dépôts de sédiments au fond des mers se poursuivirent durant la quatrième phase de l'ère précambrienne. La croûte et la lithosphère continentale, qui avaient presque atteint leur épaisseur actuelle, étaient découpées en plusieurs plaques dont la mobilité devait déjà suivre les modalités que nous connaissons dans le système actuel. Ainsi plusieurs chaînes de montagnes s'édifièrent-elles entre - 3,5 et - 0,6 milliards d'années. On en retrouve les traces sous la forme de zones tectonisées et marquées par le magmatisme dans les noyaux les plus anciens des masses continentales actuelles que l'on nomme les boucliers (canadien, africain, brésilien, etc.).


Les formations précambriennes


Les formations précambriennes sont classées en deux unités chronostratigraphiques: l'Archéen et le Protérozoïque. L'Archéen, qui n'est pas subdivisé, comprend des roches anciennes dont les plus primitives sont âgées d'environ 3 800 Ma. En deçà, et jusqu'au moment de la formation de la Terre vers -4 500 Ma, il n'y a pas de stratigraphie puisqu'il n'y a pas de roche témoin. Le Protérozoïque a été subdivisé en trois érathèmes ou ères, qui, elles-mêmes, ont été ramifiées en systèmes dont les noms correspondent à un caractère marquant des différentes couches.


Le paléoprotérozoïque

Le paléoprotérozoïque (de -2 500 à -1 600 Ma) est découpé en quatre systèmes: le sidérien (formations sédimentaires ferrugineuses laminées, de -2 500 à -2 300 Ma), le rhyacien (injection de laves stratifiées, de -2 300 à -2 050 Ma), l'orosirien (période orogénique générale, de -2 050 à -1 800 Ma) et le stathérien (stabilisation des boucliers, de -1 800 à -1 600 Ma).


Le mésoprotérozoïque

Le mésoprotérozoïque (de -1 600 à -1 000 Ma) compte trois systèmes: le calymnien (couverture des plates-formes, de -1 600 à -1 400 Ma), l'ectasien (expansion continue des couvertures des plates-formes, de -1 400 à -1 200 Ma) et le sténien (métamorphisme et déformation, de -1 200 à -1 000 Ma).


Le néoprotérozoïque

Le néoprotérozoïque (de -1 000 à -540 Ma) rassemble trois systèmes: le tonien (tension, de -1 000 à -850 Ma), le cryogénien (glaciation générale, de -850 à -650 Ma) et le néoprotérozoïque III (de -650 à -540 Ma).