Faune d'élasmobranches au Lutétien moyen
dans le bassin parisien - (France)
 

 

Le Lutétien moyen, voit comme le Sparnacien, un très net appauvrissement des faunes d'élasmobranches, ou seule 14 espèces sont connues et toujours en petit nombre, souvent limité à quelques dents par gisements.

Une des raisons est probablement lié au fait que les dépôts sont plus côtiers, présence d'une très importante malacofaune au détriment des vertébrés, de nombreux gisements : Damery, Fleury la Rivière, Grignon, Chaussy, Fontenay en Vexin, etc...

Didier Dutheil, avait signalé la présence d'une dent unique d'Archeomanta à Damery, mais à ce jour aucune autre découverte de ce type n'a été signalée dans ces dépôts.

Encore une fois bien, les grands lamniformes sont les grands perdant de ces modifications environnementales, puisque de 18 espèces répartis en 4 familles au Lutétien inférieur, ils passent à 6 espèces répartit en trois familles.

Les Batoïdes sont également fortement impactés, allant de 16 espèces au Lutétien inférieur, et passant à 7 espèces au Lutétien moyen, alors que le milieu côtier aurait du logiquement leur profiter.

Il est reste encore à nuancer ces résultats, le Lutétien moyen ne livrant que très peu de restes, souvent en mauvais état, seule la cuspide principale est souvent présente chez les lamniformes ou alors sous forme "d'étuis".

Il est probable que l'acidité des sables du Lutétien moyen soit aussi à prendre en compte pour une partie de ces mauvais résultats, et le plus probable hormis le fait qu'elles soient absente, c'est qu'elles n'ont étés que peu recherchée, de récentes fouilles à Grignon ont permis de compléter un peu le tableau pour les grands requins (Lamnifomres et Carcharhiniformes)

Quoi qu'il en soit, on note une très nette diminution des faunes, tant par le volume d'espèces, que par le nombre de familles présentes.