Une
histoire de temps (notion temporelle) |
Notion de temps Lorsque l'on commence la paléontologie, que cela soit en tant qu'amateur ou professionnel, une question revient fréquemment, l'âge du spécimen que l'on tente de déterminer. On a généralement deux approches à ce problème : 1) l'approche rationaliste, permettant de dire si un animal est plus ancien ou plus récent qu'un autre.
2) l'approche quantitative, cette dernière donne des valeurs qui donneront le
vertige à beaucoup, C'est cette approche quantitative que je tenterais ici d'aborder. C'est une question qui me
trotte dans l'esprit depuis plusieurs années, et je m'interroge
tous les jours sur Traiter d'un tel sujet n'est pas chose facile, comment en effet appréhender un système qui nous permette de nous familiariser avec des millions d'années, encore plus quand il s'agit de donner un nombre de l'ordre de 123 Millions d'années (valeur prise au hasard, peut être pas). Que reflète ce chiffre ? alors que la durée d'une vie humaine, atteindrait au maximum 123 ans et la encore il s'agit d'une extrême longévité restreinte pour le moment à quelques rares individus. 123 Millions d'années, représente le millionième d'une vie humaine extraordinairement longue. Avant de se poser plus de
question, il faudrait se représenter un million d'années, 100 000 ans, ou 10
000 ans ou ne serait-ce encore que
1 000 ans ! Lorsque l'on est en bas âge et que l'on entend parler notre famille, de leur passé, cela nous dépasse, nous n'avons alors aucune échelle de valeur nous permettant de nous référer à ce passé. C'est seulement lorsque l'on prend de "l'âge" que l'on peut avec notre expérience passée, se projeter dans l'avenir et tenter de comprendre ce que représente le temps au sens large du terme. A ce stade, vous devez vous poser la question à quoi, je veux en venir ? cette question m'a également été posée par mes soins à des milliers de reprises, qu'est-ce que cela va apporter à la compréhension de la vie passée ? J'espère une meilleure évaluation des phénomènes et de leur ampleur, sur la vie. Commençons par le cas le plus célèbre de l'histoire de la paléontologie moderne : la disparition des Dinosaures, à la fin du Crétacé, provoquée par une impacte météoritique sur la Terre. Il est désormais communément admis (peut être trop rapidement ou trop facilement), que les Dinosaures ont disparus suite à l'impact d'une météorite à la fin du Crétacé supérieur, il y a environ 65 Millions d'années. C'est le : environ qui gène dans cette histoire, comment peut on être sur, que l'impact (non discutée à cette période) ai eu un rôle majeure sur l'équilibre de l'écosystème des Dinosaures, des Reptiles marins, des Reptiles volants, des invertébrés marins : Ammonites, Belmnites, Rudistes, et j'en passe, alors que d'autres groupes ne sont à priori même pas affectés, et pourtant ces derniers, comme les Mammifères, Tortues, Serpents, Crocodiles, et Lézards vivaient depuis longtemps ensemble. On situe la catastrophe entre deux Ère géologiques : la fin de l'Ère Secondaire et le début de l'Ère Tertiaire, sur un battement d'au moins un million d'années, combien d'évènements peuvent survenir en une si longue période, si l'on se réfère au dernier millions d'années, de l'an 2002 à moins un million d'années, on observe que plus on se rapproche de notre histoire plus l'on peut obtenir d'informations et scinder les différentes périodes en de morceaux de temps moins importants, donc depuis un million d'années, nous avons eu en gros 5 périodes glaciaires et 5 périodes inter-glaciaires, qui étaient dites chaudes, qu'en conclure par rapport à l'extinction des Dinosaures ? Tout d'abord qu'en million d'années de nombreux évènements planétaires, peuvent survenir, et affecter les faunes et flores, que ces écosystèmes nous paraissent à travers l'immensité du temps unique, mais qu'en réalité, comme de nos jours il à du être extrêmement diversifié, sur des cours laps de temps, de l'ordre de 100 000 ans, c'est à dire 10 fois moins que le million d'années entre la fin du Secondaire et le début de l'Ère Tertiaire. Autre problème souvent invoqué par les médias en mal d'informations, le réchauffement climatique de la Terre, qui est apparemment indiscutable, comment comprendre en quelques siècles l'histoire de la Terre, alors que nous sortons, à peine (environ 10 000 ans) de la glaciation de Würm, où des animaux à pelages comme les Mammouths, les Rhinocéros laineux, parcouraient les plaines d'Europe, que la Mer Manche, était un immense glacier permettant, d'aller de la Belgique en Grande-Bretagne a pied sec. Bien qu'il soit probable que l'Homme influence le climat, comme sur beaucoup d'autres éléments, on ne peut s'empêcher de penser, que l'on soit dans un cycle normal de réchauffement, peut être encore une fois accélérer par les activités humaines, mais combien de temps furent nécessaire entre les glaciations et les périodes inter-glaciaire pour passer d'un climat froid (type sibérien) à un climat chaud (type Africain) à l'échelle planétaire, en sachant que les périodes duraient au bas mot 50 000 ans, mais plus généralement 150 000 ans pour les climats froids et au moins autant pour les climats chaud, en tout cas ce ne fut certainement pas instantanés, je dirais des dizaines de milliers d'années. Alors en sachant que cela ne
fait que 10 000 ans environ que la dernière glaciation à eu lieue, on pourrait
raisonnable penser que nous sommes dans une période de réchauffement, pour
arriver à nouveau vers un Autre facteur de la question temps : comment établir la contemporanéité d'un individu par rapport à un autre ? Comment quantifier la valeur temporelle sur une strate de quelques cm d'épaisseur, ou dire quel est l'écart d'âge entre deux spécimens fossiles, l'un est-il mort ou né avant l'autre ??? Ces questions restent ouvertes dans la grande majorité des cas, dans de rares gisements, comme les calcaires lithographiques, chaque strates correspondent généralement au dépôt de sédiments sur une marée, ces cas de figurent restants une exception, il faut garder à l'esprit que ce nous interprétons n'est pas forcément la solution à toutes nos questions. Garder la tête froide, permet la remise en question de nos réponses déjà produites, et formuler de nouvelles questions, permet d'accéder à la science, sous sa mission la plus totale : la vérité, sans à priori, sur ce que l'on aurait tendance à trop hâtivement interpréter comme correct. |