Faune d'élasmobranches au Sparnacien dans le bassin parisien - (France)

 

Le Sparnacien (éocène inférieur) première subdivision de l'Yprésien, marque un net repli de la diversité des élasmobranches et de l'abondance des restes d'élasmobranches (14 espèces) par rapport au Thanétien (42 espèces).

Cependant, c'est à relativiser en raison du faible nombre de gisements ayant fournis des dents et des faunes assez abondantes pour être étudiées.

La plupart des sites du Sparnacien connus sont essentiellement des marnes qui ne se tamisent pas sur place (ces derniers nécessitant un lavage) les rares sites à dents, sableux comme à Pourcy, Marne, mais ne livrant que très peu de dents, la proportion des dents est de 75 % pour les Myliobatifomres et seulement 25 % pour l'ensemble des autres espèces, ce qui laisse peu de chance de trouver des dents bien préservés et ayant des caractères identifiable avec certitudes.

On note également la première occurrence du genre Aetobatis dans le paléogène du bassin parisien à Pourcy (Marne - France).

Il n'y a pas une cause, mais un ensemble de cause pouvant expliquer cette baisse très nette, tant par le nombre d'individus, que du nombre de familles, sachant qu'au Thanétien, certains taxons comme les Palaeospinacidae (Genre : Paraorthacodus), qui déclinaient depuis la fin du Crétacé, disparaissent à la fin du Thanétien, pareil pour le Genre Cretolamna, qui ne passe pas le cap du Thanétien.

Le Thanétien avait été marqué par un épisode hyperthermique, (PETM), dès lors que cette période se termine, les courbes de températures bien qu'encore chaude, semblent bien s'abaisser brusquement, sans compter l'anoxie provoqué par l'épisode hyperthermique du PETM.

Il est en est de même pour les dépôts sédimentaires, qui sont franchement marins au Thanétien, mais qui au Sparnacien sont d'un domaine plus côtier et lagunaire, ne favorisant pas l'essor des grands lamniformes, la famille des Odontaspididae est particulièrement touchée, passant de 9 espèces au Thanétien à 3 espèces au Sparnacien.